Les Gardiens de la Révolution qualifiés d’ « organisation terroriste », plus qu’un symbole
Publié : 8h24 par Alicia Méchin
Le jeudi 29 janvier, les ministres des Affaires étrangères des 27 États membres ont décidé de qualifier les Gardiens de la Révolution iraniens d’« organisation terroriste ».
Une décision forte, prise dans le contexte de la répression violente des manifestations en Iran, mais dont les implications dépassent largement le cadre symbolique.
Créés à la suite de la révolution islamique de 1979, les Gardiens de la Révolution ne sont pas une organisation marginale. Ils constituent un pilier central du régime iranien, à la fois force militaire et paramilitaire, acteur clé de la sécurité intérieure et véritable puissance économique. Présents dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, les télécommunications, la construction ou les transports, ils forment ce que de nombreux experts décrivent comme un « État dans l’État ».
C’est précisément ce qui rend la décision européenne particulièrement lourde de conséquences. Contrairement à une simple condamnation politique, la désignation comme organisation terroriste entraîne des effets juridiques immédiats. Tous les avoirs détenus dans l’Union européenne par les Gardiens de la Révolution ou leurs filiales sont gelés. Les transactions financières avec des banques ou des entités européennes deviennent interdites. Et la mesure ne s’arrête pas aux structures officiellement identifiées : les filiales indirectes, les sociétés écrans et les réseaux satellites sont également concernés.
En clair, l’objectif est de paralyser une partie du financement international des Gardiens de la Révolution. Mais cette ambition se heurte à une réalité complexe. L’organisation a bâti au fil des décennies un maillage économique dense, souvent dissimulé derrière des entreprises civiles, des holdings ou des partenariats internationaux. Identifier précisément les flux financiers, prouver les liens de propriété et éviter les contournements sera un défi considérable pour les autorités européennes.
Les entreprises, les banques et même certaines ONG opérant en Europe devront désormais redoubler de vigilance. Le risque n’est plus seulement politique ou moral, mais aussi juridique : financer indirectement une structure liée aux Gardiens pourrait exposer à des sanctions sévères.
Sur le papier, les Gardiens de la Révolution sont désormais une organisation terroriste aux yeux de la loi européenne. Dans les faits, le véritable enjeu commence maintenant. Pour l’Union européenne, il s’agit de transformer cette décision politique en une action concrète, capable de démêler et de couper des flux financiers complexes, souvent invisibles, mais essentiels au fonctionnement de l’appareil de pouvoir iranien.
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