Marineland : pourquoi transférer des dauphins est un casse-tête
Publié : 6h25 par Alicia Méchin
Le transfert de huit dauphins de Marineland d’Antibes vers un parc zoologique situé à Malaga, dans le sud de l’Espagne, marque une nouvelle étape dans le long feuilleton de l’avenir des animaux du parc français.
Fermé au public depuis le 5 janvier 2025, Marineland doit désormais trouver une solution pour les cétacés qui vivent encore dans ses bassins, notamment les deux orques et les dauphins. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, le principal obstacle n’est pas simplement de trouver un parc disposant d’un bassin suffisamment grand. Le véritable défi est de trouver un lieu d’accueil qui puisse être validé par les différentes autorités compétentes.
Car juridiquement, déplacer un animal n’est pas une opération anodine. En France, les animaux sont considérés comme des êtres sensibles. L’article L.214-1 du Code rural et de la pêche maritime impose notamment aux propriétaires de placer les animaux dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de leur espèce.
Cela signifie qu’un établissement qui souhaite accueillir des dauphins ou des orques doit pouvoir démontrer que ses installations répondent à leurs besoins : qualité des bassins, suivi vétérinaire, conditions de détention ou encore capacité à assurer leur bien-être sur le long terme.
À cela s’ajoute un autre élément : le transfert d’un cétacé ne dépend pas d’une seule décision. Plusieurs niveaux de droit se superposent. Marineland doit obtenir les autorisations nécessaires en France, les autorités du pays d’accueil doivent accepter l’arrivée des animaux, et les règles internationales encadrant le déplacement des espèces sauvages doivent également être respectées.
C’est ce qui explique la complexité du dossier des orques. Même si Marineland reste propriétaire de ces animaux, il ne peut pas décider seul de leur destination. Le droit de propriété existe toujours, mais il est encadré par des obligations liées à la protection animale.
Le cas de Marineland illustre donc un changement profond dans notre rapport juridique aux animaux : ils ne sont plus considérés comme de simples biens dont le propriétaire pourrait disposer librement. Leur statut d’êtres sensibles impose désormais de prendre en compte leur intérêt propre dans les décisions qui les concernent. Le paradoxe est là : trouver un endroit pour accueillir ces animaux est une chose ; trouver un endroit qui satisfasse toutes les exigences juridiques en est une autre.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/vibration/images/logo_A88whB8Nny.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Capture_d_e_cran_2026_06_23_a__09_34_031782200301100-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Katseye_at_Wango_Tango_2025__cropped_1772012146853-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/PHOTO_PRESSE_BOBY_BOBY_100953790020_21773049219374-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/foundry_girl_8692131784876264509-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/11004_jpeg-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/My_mum_is_wrong_mylene_farmer1784793435464-format16by9.png)

/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/buddy_nath_eclipse_1495650_12801784787803645-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/paulodiniz_balls_6077901_19201784802365946-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/nanas_world_family_8358014_19201784712865947-format16by9.jpg)