A Tours, Emmanuel Macron évoque pensions alimentaires et vaccin contre le covid-19

VIBRATION
Le chef de l'Etat Emmanuel Macron s'est rendu à Tours.
Crédit: JOHN THYS / AFP

6 janvier 2021 à 5h15 par Etienne Escuer

Emmanuel Macron était à Tours ce mardi 5 janvier. Il est venu promouvoir une réforme des pensions alimentaires et a rencontré des élus locaux avec qui il a évoqué la stratégie vaccinale.

Le président de la République Emmanuel Macron est venu ce mardi à Tours faire le service après-vente de la réforme des pensions alimentaires. Elle va permettre notamment d'assurer le paiement par l'Etat des pensions impayées, une situation touchant 350.000 parents séparés, à 85% des mères. Le chef de l'Etat, qui s’est rendu à la Caisse d'allocations familiales (CAF) a écouté pendant une heure et demie quatre mères et un père témoigner de ce dispositif. La CAF se transformera en intermédiaire pour le versement des pensions, ce qui permet de ne pas donner à l'ex-conjoint ses coordonnées, un élément capital en cas de harcèlement.

Emmanuel Macron a expliqué avoir découvert cette situation lors de la crise des Gilets jaunes : « On a vu qu'il y avait beaucoup de mamans solo sur les ronds-points, qui ne pouvaient pas vivre quoique travaillant car elles n'arrivaient pas à toucher les pensions alimentaires impayées. »

Accélération de la stratégie vaccinale

Plus tard dans la journée, le président de la République a dévoilé aux élus locaux les grandes lignes de l'accélération de la stratégie vaccinale, critiquée pour sa lenteur, lors d’une réunion en préfecture. « Le président de la République nous a indiqué qu'il y aurait deux phases : l'une jusqu'à fin mars pour vacciner les plus fragiles et les soignants, avec une simplification du recueil du consentement dans les Ehpad », a confié le président du conseil départemental d'Indre-et-Loire Jean-Gérard Paumier. « Ensuite, une stratégie beaucoup plus large, qu'il a appelé de type grippal, comme on le fait aujourd'hui pour la grippe, avec des vaccins plus simples à conserver ».

L'exécutif devrait notamment installer courant janvier 5 ou 6 centres de vaccination par département. « Plus on peut vacciner vite les personnes qui souhaitent le faire, mieux c'est », a estimé le chef de l'Etat, selon le président du département. Jean-Gérard Paumier, qui avait envoyé au chef de l'Etat un courrier à ce sujet, s'est félicité d'une « départementalisation » de la vaccination.

(Avec AFP)

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