Arrêtons de manger de la viande !

VIBRATION
Crédit: Il faut réduire notre consommation en viande / Pixabay

24 novembre 2017 à 4h51 par Benoit Hanrot

Il va falloir rapidement changer notre manière de nous alimenter. Depuis des années, l'homme n'a de cesse de surproduire et de consommer en excès. Ce constat inquiétant est soulevé par le groupe de réflexion Terra Nova qui a oublié son rapport hier. Décryptage :

Notre régime alimentaire n’est plus adapté à l’environnement dans lequel nous évoluons. Dans un rapport publié hier, le Think Thank Terra Nova préconise de le bouleverser, en particulier notre rapport à la viande. Le document propose notamment de diviser par deux notre consommation de viande dans les années à venir. Il en va de notre santé et de celle de notre environnement.

Pour cela, le cercle de pensée milite pour plus de repas végétariens dans les cantines scolaires. Selon lui, cela permettrait de proposer des plats moins chers et règlerait bon nombre de débats sur les interdits religieux dans les cantines comme cela s’est passé à Chalon-sur-Saône.

Il faut 16 000 litres d’eau pour faire un kilo de bœuf !

Selon le site planetoscope.com, nous mangeons 50kg de viande de bœuf chaque seconde en France. Cela représente 1, 55 millions de tonnes de viande par an, dont 18% sont importés. Une surconsommation qui a de lourdes conséquences sur ce qui nous entoure. Les spécialistes de l’environnement sont formels : l’élevage est responsable d’émissions de CO2 relativement élevées et mobilise des ressources précieuses comme l’eau.

Quelle alternative à la viande ?

Les solutions pour contrer l’alimentation carnée existent à l’état naturel. Pour conserver les protéines animales, on pense d’abord aux insectes, très prisés en Afrique et en Asie. Autres solutions proposées, le blé, les lupins, la féverole, les champignons ou encore le soja, lui aussi riche en protéines (près de 40%) et utilisé pour créer le tofu. Mais sa culture pose problème en Amérique Latine car les plantations sont en quasi-totalité transgénique (90% au Paraguay) et mettraient en danger les populations locales en raison de l’utilisation des produits chimiques.