Deux Français sur trois favorables aux sélections à l’université

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Crédit: pixabay.com

26 octobre 2017 à 10h56 par Diane Thibaudier

Un sondage a été publié par Ipsos pour le journal L'Obs ce jeudi 26 octobre. Il révèle que 66% des Français seraient favorables à une sélection à l'entrée des universités.

Jusqu’à maintenant, c’est surtout en fac de médecine, que l’entrée se fait sur sélection. Mais les universités vont-elles toutes devoir y passer ? La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, dévoilera les mesures destinées à remplacer la plateforme d’Admission Post Bac, ce lundi 30 octobre. Selon elle, le système actuel s’essouffle, il y a de plus en plus de couacs chaque année. Cet été encore, à cause de cette plateforme APB, plusieurs milliers de candidats sont restés sans réponse pendant de longues semaines. En général, la situation se termine par un tirage au sort. Un système jugé injuste. La motivation des étudiants et les notes obtenues au lycée devraient être les seuls critères d'admission à l'université.

Les 16-24 ans favorables à la sélection pour l’entrée en fac

Le ministère pourrait donc privilégier la sélection plutôt que le tirage au sort pour remplacer cette plateforme d’Admission Post-Bac. En tout cas, ça ne déplairait pas aux étudiants visiblement. Selon une étude réalisée par Ipsos pour le journal L’Obs, deux Français sur trois sont favorables à la généralisation de la sélection à l’entrée des facs. Et les premiers concernés, c’est-à-dire les 16-24 ans font partie des personnes favorables à cette idée. Pour 65% d’entre eux, mettre en place une sélection à l’entrée des universités serait une bonne solution pour éviter les couacs de la plateforme APB.

Ce système de sélection avait déjà été évoqué il y a trente ans, par le ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la recherche de l’époque, Alain Devaquet. Mais les étudiants avaient organisé de grosses manifestations contre le projet à l’hiver 1986. Le gouvernement avait donc dû l’abandonner. Visiblement, l’opinion a désormais changé. Il faut dire que le boom démographique des années 2000 a fait augmenter le nombre de lycéens ces dernières années, et les étudiants sont de plus en plus nombreux dans les facs.