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Info locale

Education aux médias : quelques idées d’activités à faire en famille

24 novembre 2020 à 07h30 Par Etienne Escuer
Image d'illustration. On peut lutter contre les fausses informations tout en amusant.
Crédit photo : Pixabay

Pourquoi ne pas profiter du confinement pour faire un peu d’éducation aux médias avec vos enfants ? Le Clemi propose des activités sur son site internet.

A l’heure des réseaux sociaux, pas toujours simple de distinguer le vrai du faux, surtout lorsqu’on est submergés d’informations, et notamment pour les plus jeunes. Si l’éducation aux médias est abordée en cours, elle peut aussi faire l’objet d’activités en famille, rappelle le Clemi, centre pour l’éducation aux médias à l’information. « C’est important parce qu’on observe que les enfants sont de plus en plus équipés de smartphone », explique Virginie Sassoon, la directrice adjointe du Clemi. « Ils sont confrontés à un flux d’actualités et d’informations auquel ils n’ont pas forcément les clés pour faire le tri. »

 

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Des bons réflexes à prendre

Dès le plus jeune âge, il convient donc d’apprendre à ses enfants quelques bons réflexes quant à l’information et à l’usage des réseaux sociaux. « C’est déjà de se poser la question de qui me parle », rappelle Virginie Sassoon. « Quelle est l’intention de cette personne, de cette source ? Veut-elle m’émouvoir, me choquer, m’informer ? » La directrice adjointe du Clemi invite notamment à ne pas réagir immédiatement à une information, mais plutôt prendre un moment de réflexion. Un travail qui n’est selon elle pas réservé qu’aux jeunes. « Les personnes âgées partagent 6 à 7 fois plus de fausses informations. Cela concerne tout le monde, l’éducation aux médias ! »

 

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Si les réseaux sociaux sont un formidable outil démocratique, ils ont aussi quelques travers, et leur usage nécessite de bien les comprendre. « S’informer via les réseaux sociaux, c’est différent », explique Virginie Sassoon. « Tout se vaut. Ce que poste votre cousine ou ce que poste un journal comme Le Monde prennent la même place dans votre fil d’actualité. C’est plus indispensable que jamais de former à reconnaître une information fiable. »

 

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Des ressources mises en lignes par le Clemi

Comment aborder cette question de l’information avec ses enfants ? Le Clemi propose sur son site internet tout un tas de ressources ludiques et d’idées activités à faire en famille. « Cela peut être par exemple une émission de fact-checking où les enfants doivent vérifier des informations », propose Virginie Sassoon. « Cela permet d’expliquer comment on cherche à vérifier, parce que ce n’est pas inné, cela demande un certain nombre de compétences. » Le dialogue avec les plus jeunes est également important, tout comme se former aux réseaux sociaux émergents (Snapchat, Instagram, Whatsapp, TikTok, etc.) « En tant que parents, il faut s’intéresser à ce que nos enfants font sur les réseaux sociaux pour comprendre la manière dont ces réseaux fonctionnent. », rappelle Virginie Sassoon.

 

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7 familles des médias, jeu des légendes, chasseur/chasseuse de pubs : les activités sont variées et possibles avec différents supports. Un journal ou un téléphone portable peuvent suffire. « Cela peut être créer par exemple un podcast autour de l’actualité, c’est assez facile », confie Virginie Sassoon. Des fiches pratiques sont d’ailleurs disponibles sur le site du Clemi. « On a fait aussi une sélection de youtubeurs, de vulgarisateurs scientifiques, de gens passionnés par l’histoire ou le cinéma… Il y a tout un tas de manières de se réunir autour des écrans pour partager quelque chose et en discuter après. »

 

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Les risques de la désinformation

Former son esprit critique, penser parfois contre soi, ne pas s’enfermer dans des bulles d’informations : un travail fastidieux et difficile mais essentiel, rappelle Virginie Sassoon. Car la désinformation et les fausses informations ne sont pas sans conséquences sur la société. « Si on est dans un monde où l’émotion compte plus que le fait, où la vérité est celle que l’on s’est choisie et pas celle basée sur des faits, cela pose un ensemble de questions sociétales et politique », explique la directrice adjointe du Clemi. « La question de la confiance, aussi. Si l’on n’a plus confiance dans la science, dans les personnes qui nous gouvernent, les enseignants, etc… Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas questionner ces instances, mais il faut avoir conscience que quand ce lien-là est profondément ébranlé, c’est extrêmement risqué. Les gens se renferment dans une sorte de communauté de pensée, d’entre soi, et il y a vraiment des difficultés à faire du commun, à partager un récit commun autour de ce l’on vit. »

 

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De nombreuses ressources sont à retrouver sur le site du Clemi.