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Info locale

En Bourgogne, le premier confinement a surtout fragilisé les plus modestes, selon l’INSEE

10 mai 2021 à 07h30 Par Etienne Escuer
L'INSEE s'est intéressé à l'impact du premier confinement sur les finances des Bourguignons.
Crédit photo : INSEE

L’INSEE Bourgogne-Franche-Comté publie en ce mois de mai une étude sur l’impact du premier confinement sur les finances des ménages.

Ce n’est pas vraiment une surprise. Le premier confinement, au printemps 2020, a surtout impacté financièrement les foyers les plus modestes, note l’INSEE dans une étude publiée ce mois-ci. 20% des habitants interrogés estiment ainsi que leur situation financière s’est dégradée, mais ce chiffre cache de grandes disparités. Ainsi, environ un artisan-commerçant sur deux (47%) et un ouvrier sur trois (35%) expliquent que leurs finances se sont détériorées pendant le confinement. Ce chiffre descend à 19% chez les cadres. « Les activités des ouvriers se prêtent moins au télétravail », confie David Brion, responsable des études à l’INSEE Bourgogne-Franche-Comté. « Et même si certains salariés ont pu bénéficier de maintien de salaire, d’autres ont perdu leur emploi. Parfois, le chômage partiel ne couvrait pas non plus la totalité des rémunérations. Les cadres, eux, ont pu télétravailler et ainsi maintenir une activité à plein temps. »

 

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Un impact plus marqué dans l'Yonne

Certains départements ont aussi été plus touchés que d’autres. La dégradation financière est ainsi légèrement plus élevée dans l’Yonne (22%) qu’au niveau régional (20%). Selon David Brion, cela s’explique par la composition du territoire, qui comprend davantage de ménages modestes. « L’Yonne est aussi un département avec beaucoup de salariés aux contrats précaires. Ce sont ces emplois qui ont le plus souffert, avec par exemple des contrats intérimaires qui se sont terminés », poursuit le responsable régional des études à l’INSEE.

 

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Dans la Nièvre et la Saône-et-Loire, les chiffres rejoignent la moyenne régionale. Dans ces départements, l’impact est légèrement moindre, du fait d’un nombre plus important de retraités, dont le montant des pensions n’a pas évolué (9% seulement constatent une dégradation de leur situation financière). L’INSEE va maintenant associer cette étude à d’autres en cours, pour tenter de dresser un panorama complet des conséquences sociales et économiques de la crise sanitaire.