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Rédaction

Il y aura bientôt plus de plastique que de poissons dans les océans

09 juin 2017 à 10h23 Par Rédaction

Et si on prenait un peu plus soin de ce qui nous entoure. Selon la revue Scientific Reports, plus de 150 millions de tonnes de déchets plastiques flottent aujourd'hui dans les océans. Un quart de cette pollution est rejetée par les fleuves à proximité de là où vivent les populations. Localement, des solutions existent si tout le monde y met du sien.

Constat dramatique sur la situation de nos océans

On célébrait hier, jeudi 8 juin, la journée mondiale de l’océan. Triste journée quand on sait qu’aujourd’hui, la plupart des océans du monde est polluée par ce qui est rejeté par les fleuves. En effet, entre 1,15 et 2,41 millions de tonnes de plastiques sont déversés chaque année dans nos plus grandes étendues d’eau, soit l’équivalent de 50kg par seconde. C’est ce qu’a affirmé hier Jean van Ewjik, chargé de communication d’Ocean Cleanup (fondation néerlandaise développant des technologies pour nettoyer les océans de ces déchets) à Francetvinfo.

A ce jour, 80% des détritus rejetés dans les océans proviennent des activités sur Terre, et en particulier de deux pays asiatiques : la Chine et l’Inde. La faute bien souvent aux politiques de ces deux mastodontes qui connaissent actuellement un développement économique rapide mais malheureusement une faible gestion des déchets.

On est ce qu’on mange

Malheureusement, cette pollution a d’énormes conséquences sur l’environnement. Chaque année, elle tue près d’un million d’oiseaux marins, une centaine de milliers de mammifères marins mais aussi et surtout de nombreux poissons.

Lorsque vous achetez de l’eau en bouteille, vous ingérez sans le savoir des phtalates. Ces perturbateurs endocriniens sont utilisés dans les matières plastiques pour les rendre plus souples. Certains peuvent migrer au contact de liquides ou de graisses et même s’évaporer dans l’air ambiant.

Or, ces substances sont classées comme toxiques pour la reproduction chez l’humain. Ses effets pourraient également avoir des conséquences sur la fertilité et le développement d’un individu. Lorsque vous jetez une bouteille en plastique dans l’océan, il y a de fortes chances pour les phtalates qu’elle contient, se disséminent dans l’eau et se retrouvent un jour dans le poisson de votre assiette.

 

Des initiatives existent pour contrer le phénomène

Les mauvais comportements sont de plus en plus fréquents et il n’est pas rare de découvrir en bord de Loire une carcasse de machines à laver ou d’innombrables bouteilles de soda dans une mare de nénuphars. Depuis des années, une association se bat pour conserver le fleuve en bon état : Je nettoie ma Loire. Chaque département où passe le fleuve possède son collectif et ses propres initiatives. Dans le Loiret par exemple, une opération « nettoyage de la Loire » est organisée le dimanche 18 juin entre 14 et 18h à St-Jean-de-la-Ruelle et Orléans.

A Tours, la Métropole et l’Agence d’Urbanisme de Tours proposent jusqu’en septembre à leurs administrés de donner leurs idées pour mieux aménager les bords de Loire. L’une d’elle serait d’augmenter le nombre de poubelles pour endiguer les mauvais comportements des gens.