Islamo-gauchisme : Vidal regrette la polémique, se dit préoccupée par les étudiants

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L'enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université demandée au CNRS, a déclenché la polémique.
Crédit: Pixabay - photo d'illustration

22 février 2021 à 10h30 par Iris Mazzacurati

Sa priorité "c'est la question des étudiants". Frédérique Vidal a regretté, lundi 22 février, que sa demande d'une enquête sur "l'islamo-gauchisme" à université se soit transformée en "polémique".

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, est empêtrée dans une polémique après avoir demandé au CNRS une enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université.

Plus de 600 universitaires (enseignants, chercheurs...) ont réclamé sa démission samedi, dans une tribune publiée par le journal Le Monde.

Après une semaine mouvementée, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a affiché sa volonté de clore la polémique, dimanche.

Frédérique Vidal a dit de son côté regretter que sa demande se soit transformée en polémique. "Je dis que je veux un état des lieux sur ce sujet, il n'y a pas lieu d'en faire une polémique", a-t-elle estimé sur RTL. "Des enquêtes, il y en a en permanence", a-t-elle justifié. Son rapport - "un état des lieux sur le sujet" - est attendu "dans les prochains mois", a-t-elle précisé.

Les étudiants avant tout

Semblant pressée de balayer cette polémique, la ministre a insisté : "aujourd'hui, ce qui me préoccupe, c'est la question des étudiants (...). Comment on fait pour que les étudiants puissent sortir de cette crise en n'étant pas désespérés".

Le "chèque psy" promis aux jeunes par le gouvernement a concerné la première semaine de février 1 200 étudiants, puis 2 000 étudiants par semaine, a-t-elle indiqué. Ces jeunes sont "pris en charge" dans un parcours de soin par des psychologues de ville.

Par ailleurs, plus de 75% des universités ont pour le moment modifié leurs emplois du temps pour permettre aux étudiants de revenir en cours en présentiel une journée par semaine. Quelque 90% des étudiants sont concernés par ces nouveaux emplois du temps : parmi eux, 60% reviennent, 40% préfèrent rester en télétravail, a dit la ministre.



(Avec AFP)

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