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Info locale

Le collectif Je Suis Infirmière Puéricultrice souhaite faire connaitre la profession

25 janvier 2021 à 06h00 Par Alicia Méchin
Le collectif Je Suis Infirmière Puéricultrice réclame une reconnaissance de la profession.
Crédit photo : Pixabay

Douze infirmières puéricultrices ont créé le collectif Je Suis Infirmière Puéricultrice (CJSIP), et militent pour une reconnaissance de la profession. Parmi elles, on retrouve la Bourguignonne Elodie Emo, co-fondatrice du collectif.

Le métier d’infirmière puéricultrice est aujourd’hui encore méconnu. Très souvent confondues avec les auxiliaires de puériculture, les infirmières pourtant n’exercent pas les mêmes fonctions et n’ont pas reçu les mêmes formations. Ainsi, suite à la publication du rapport de la commission des 1 000 premiers jours de l’enfant par le Gouvernement en septembre dernier, douze infirmières puéricultrices, originaires de toute la France, ont décidé de monter le CJSIP.

Dans la foulée, elles ont créé un groupe Facebook, qui réunit aujourd’hui plus de 2 000 personnes, et ont lancé une pétition pour exprimer leurs revendications. Celle-ci a récolté plus de 18 000 signatures !

 

Des consultations remboursées

 

Ces revendications, quelles sont-elles ? Dans un premier temps, le collectif souhaite informer sur le métier. Explications d’Elodie Emo, infirmière-puéricultrice en Bourgogne, co-fondatrice du CJSIP :

Écouter le podcast

Les infirmières puéricultrices interviennent dans les hôpitaux, les PMI (protection maternelle et infantile), ou bien en libérale, auprès des jeunes parents. Formées sur toutes les pathologies de l’enfant, elles sont notamment en mesure de repérer et d’alerter quand il y a un problème, et de renvoyer vers d’autres professionnels. Mais leurs consultations ne sont aujourd’hui pas remboursées par la sécurité sociale. Un vrai frein selon Elodie :

 

Écouter le podcast

 

Le collectif Je Suis Infimière Puéricultrice réclame une reconnaissance de la profession, de la spécialisation dans la promotion de la santé de l’enfant et de l’adolescent (de 0 à 18 ans). Ses membres se mobilisent depuis plusieurs semaines pour alerter le gouvernement. Une rencontre en visioconférence était également programmée le 20 janvier dernier, avec Adrien Taquet, secrétaire d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles.