Lutte contre le Sida : les préjugés ont la vie dure

VIBRATION
Crédit: Le préservatif reste le seul moyen efficace de se protéger du Sida / Pixabay

1er décembre 2017 à 5h12 par Benoit Hanrot

On célèbre aujourd'hui la Journée mondiale de lutte contre le sida. L'occasion pour le gouvernement de lancer une nouvelle campagne de dépistage, qui vise notamment des jeunes, souvent mal sensibilisés. L'occasion également de faire un point sur la maladie, encore trop méconnue et victime de préjugés :

Chaque année, un million de personnes meurt du sida dans le monde. En France, 25 000 personnes ignorent qu’elles sont séropositives et on détecte 6 000 nouveaux cas tous les ans. Selon un récent sondage réalisé pour l’association Aides par l’institut CSA, 16% des personnes qui ont un emploi et 30% des jeunes de 18 – 24 ans seraient gênés de travailler avec un collègue séropositif. La plupart du temps de peur d’être contaminé. Voici un top 3 des préjugés sur le sujet :


« Le VIH et le SIDA, c’est la même chose ? »


NON, les deux mots ne sont pas des synonymes. Le VIH est le virus de l’immunodéficience humaine, responsable du sida, qui est lui le stade ultime de la maladie en l’absence de traitement pour contrer le virus. Si elle est détectée et traitée assez tôt, la personne infectée ne développera jamais le sida.


« Embrasser un séropositif peut être risqué »


NON, embrasser un homme ou une femme contaminé(e) par le virus du sida ne permet pas la transmission de la maladie. Sur la joue, sur la bouche et même lors d’un long baiser avec la langue.


« Aujourd’hui, on peut guérir du Sida »


NON, aujourd’hui, les avancées scientifiques permettent uniquement de contrôler la multiplication du virus à l’intérieur de l’organisme et non pas de l’éradiquer. En revanche, si un patient ne peut plus transmettre le VIH, il lui restera toujours des cellules porteuses du virus. S’il décide d’arrêter son traitement durant quelques jours, il pourrait même relancer l’infection.


Plus de prévention pour les jeunes


Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation du gouvernement, le public et notamment les jeunes manquent encore de réflexe. Beaucoup de jeunes femmes pensent avant tout à utiliser le préservatif lors des rapports pour ne pas tomber enceinte. Elles sont beaucoup moins à penser au risque des maladies.