Orléans : la grève des sage-femmes à la maternité

VIBRATION
Crédit: pixabay.com

23 octobre 2017 à 7h23 par Diane Thibaudier

Un mouvement social a débuté ce lundi matin à la maternité du Nouvel Hôpital d'Orléans. C'est le personnel de la maternité qui organise un piquet de grève pour dénoncer les conditions de travail.

Si vous devez vous rendre à l’hôpital d’Orléans cette semaine, vous risquez de tomber sur un piquet de grève. Les syndicats Sud, CFDT, Fo et CGT ont déposé un préavis de grève reconductible. Depuis ce lundi 23 octobre, les aides-soignants, les infirmiers et les sage-femmes notamment se relaient devant le bâtiment principal du centre hospitalier.


La raison ? Le personnel souhaite dénoncer des conditions de travail qui se dégradent depuis des mois, à cause de la mise en place d’un plan de restructuration de l’hôpital, qui entraine de nombreuses coupes budgétaires. Les aides-soignants, les infirmiers et les sage-femmes réclament le rétablissement de la dizaine de postes supprimés au printemps dernier. Notamment pour palier à l’augmentation du nombre d’accouchements depuis ces trois derniers mois. Et le personnel voudrait aussi que la direction remette en place une équipe de remplaçants, afin de faire face aux pics d’activité.


Trois jours de soins après une naissance, déjà trop court selon le personnel


Pour la direction du Centre hospitalier régional d’Orléans, impossible de revenir en arrière. La situation financière est trop instable pour le moment. Pire, la direction espère pouvoir encore réduire certains couts, notamment en diminuant la durée de séjour des patients, au dessus de la moyenne nationale au sein de l’hôpital orléanais. Pour les sage-femmes pourtant, la durée de séjour des nouvelles mamans par exemple est déjà trop courte. Une patiente qui accouche ne reste que trois jours avant de devoir rentrer chez elle. Nombreuses sont les jeunes femmes qui ne sont pas prêtes à quitter la maternité si tôt, et les bébés n’ont parfois même pas repris leur poids de naissance.


Pour faire entendre leurs craintes, certains aides-soignants, infirmiers et sage-femmes ont envahi la salle du conseil de surveillance de l’hôpital vendredi dernier. Une réunion à laquelle le maire d’Orléans, Olivier Carré, participait.