Terrorisme : le procès de la « filière orléanaise » ouvre demain

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Crédit: pixabay.com

21 novembre 2017 à 9h12 par Diane Thibaudier

Neuf Orléanais doivent comparaitre devant le tribunal de grande instance de Paris à compter de ce mercredi 22 novembre. Retour sur cette affaire.

L’histoire remonte au mois de février 2014. Une conversation téléphonique est interceptée entre un Orléanais et un correspondant turc. Dans cette discussion, les deux hommes évoquent un départ pour la Syrie, prochainement. L’enquête débute pour vraiment s’envoler quelques mois plus tard. En novembre 2014, plusieurs individus sont interpellés après un voyage en Syrie. D’autres le seront dès leur retour jusqu’au mois d’octobre 2015. En tout, neuf Orléanais sont donc placés en détention provisoire pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Ils sont âgés de 22 à 31 ans et, pour une majorité d’entre eux, ils risquent la prison pour être allé en zone irako-syrienne afin d'y mener le combat aux côtés du groupe Etat Islamique. Des voyages de plusieurs mois à chaque fois, qui ont commencé en septembre 2012. Mais pour certains de ces prévenus, la charge est plus lourde. Quelques uns sont soupçonnés d’avoir fourni une aide financière et logistique à des candidats au djihad.

Un recrutement local de futurs djihadistes dans la ville d'Orléans

Et là où l’affaire est inquiétante, c’est lorsqu'on évoque le profil des interpellés. Selon Le Monde, qui avait révélé l’information en 2016, la plupart de ces Orléanais aurait un profil classique. Tous ou presque étaient insérés socialement, travaillaient, avaient un appartement et une famille, et surtout, aucune trace inquiétante dans leurs casiers judiciaires. Et pourtant du jour au lendemain, ils ont tout quitté pour rejoindre la Syrie et un groupe de combattants de Daesh. Ils ont ensuite commencé à recruter au sein même de leur ville, Orléans. Certains de ces individus se rendaient régulièrement à la mosquée du quartier des Carmes. L’établissement n’a pas été mis en cause dans l’enquête.

Ce mercredi 22 novembre, le procès de ces neuf individus doit s’ouvrir devant la seizième chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Et les débats vont durer plusieurs jours puisque le jugement n’est attendu que le 30 novembre. Les prévenus risquent jusqu’à 10 ans de prison.