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Vers une interdiction des spectacles de montreurs d’ours ?

29 août 2019 à 06h00 Par Alicia Méchin
Image d'illustration
Crédit photo : Pixabay

C’est l’un des feuilletons de l’été : le conflit entre le dresseur loirétain Frédéric Chesneau et l’association de défense animale AVES France. Cette dernière, qui demande l’interdiction des spectacles de montreur d’ours, doit être reçue par le ministère de l’environnement et attend une annonce forte.

Ce conflit, qui existe depuis plusieurs années maintenant, a une nouvelle fois fait couler beaucoup d’encre cet été. Il oppose le dresseur Frédéric Chesneau, à plusieurs associations comme AVES France. Cette dernière réclame purement et simplement l’interdiction de ces spectacles en France. Explications de Christophe Coret, président d’AVES France :

 

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Pour appuyer son discours, l’association dénonce le mal-être animal et les mauvaises conditions de détention de l’ours :

 

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Pour Frédéric Chesneau, les accusations de l’association ne sont pas fondées. Le dresseur se défend de réaliser des interventions pédagogiques, bien loin de l’activité de « montreur d’ours », terme utilisé au Moyen-Âge et qui n’a rien à voir, selon lui, avec son activité :

 

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Autre ligne de défense pour le Loirétain : son refuge. Depuis 2000, Frédéric Chesneau dirige un refuge dans lequel il recueille des animaux abandonnés. C’est grâce à l’activité de Valentin que cet endroit peut fonctionner :

 

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Le dresseur précise par ailleurs qu’aujourd’hui, son activité avec l’ours lui permet d’assumer les deux tiers du budget de fonctionnement du refuge. Le reste est financé notamment grâce à des tournages de film avec des chiens ou des oiseaux. « On constate d’ailleurs que cela ne pose de problème à personne, souligne Fréderic Chesneau. C’est toujours l’ours qui pose problème, et ça ne pose des problèmes qu’à AVES d’ailleurs ».

 

Une décision du gouvernement attendue en fin de semaine

 

L’association AVES France mène son combat pour faire interdire ces spectacles depuis plusieurs années maintenant. Le dossier est étudié par le ministère de la transition écologique et solidaire. En avril dernier, AVES a participé à la mission ministérielle sur le bien-être animal, et a notamment présenté ses doléances. L’association a proposé une solution de reclassement pour les 8 ours en France, concernés par ces spectacles. Les animaux pourraient alors être reclassés dans des sanctuaires pour les ours.

AVES France doit être reçue d'ici la fin de la semaine par la ministre de la transition écologique Élisabeth Borne, et espère alors une annonce forte.

En parallèle, l’association a été entendue par la police début août, dans le cadre de la plainte déposée par Frédéric Chesneau pour "harcèlement, menace de mort et diffamation". AVES assure que les éléments de l’enquête ne mettent pas en cause l’association. Deux commentaires d’anonymes sur twitter et sur Facebook, qui n’ont aucun lien avec AVES, seraient principalement pointés du doigt par les enquêteurs.