PFAS : l’Europe veut frapper fort contre les “polluants éternels”
Publié : 9h46 par Alicia Méchin
Les PFAS, souvent surnommés “polluants éternels”, reviennent au cœur de l’actualité environnementale. Et pour cause : malgré les premières mesures déjà mises en place, la lutte contre ces substances chimiques est loin d’être terminée.
Un récent rapport de l’Agence européenne des produits chimiques recommande ainsi une “restriction large” des PFAS à l’échelle de l’Union européenne. Ces composés, utilisés dans de nombreux produits du quotidien — des poêles antiadhésives aux textiles imperméables — sont aujourd’hui présents presque partout dans l’environnement. Leur particularité ? Ils se dégradent extrêmement lentement, ce qui entraîne une accumulation progressive dans les sols, l’eau et même dans le corps humain. Les risques pour la santé et les écosystèmes sont de plus en plus documentés, ce qui pousse les autorités à agir.
Face à l’ampleur du problème, une question se pose naturellement : est-il réellement possible d’interdire des milliers de substances différentes ? Car il existe en effet plusieurs milliers de PFAS, chacun avec des propriétés légèrement différentes.
Grâce au règlement REACH, l’Union européenne n’est pas obligée d’interdire chaque molécule une par une. Elle peut cibler des groupes entiers de substances partageant des caractéristiques communes, notamment leur persistance et leur toxicité.
Concrètement, cela signifie que la réglementation peut s’appliquer de manière préventive à toute une famille chimique. Inutile donc de tester individuellement chaque PFAS : une seule décision peut couvrir des centaines, voire des milliers de composés similaires.
Un exemple emblématique est celui du PFOA. Utilisé notamment dans certains revêtements antiadhésifs ou textiles, ce composé a été interdit par l’Union européenne. Mais la législation ne s’est pas arrêtée là : elle a également visé ses dérivés et même toutes les substances capables de se transformer en PFOA. Autrement dit, la loi ne s’attaque pas uniquement à une molécule précise, mais à toute sa “descendance chimique”.
Cette stratégie illustre la logique européenne : anticiper plutôt que subir. En s’attaquant directement à la racine du problème, l’Union européenne espère éviter une course sans fin derrière chaque nouvelle variante chimique et renforcer durablement la protection de la santé et de l’environnement.
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