Portrait du président en mairie : obligation légale ou simple tradition ?
Publié : 11h17 par Alicia Méchin
La polémique peut sembler anecdotique, mais elle agite pourtant le débat politique depuis plusieurs jours : le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, refuse d’accrocher le portrait d’Emmanuel Macron dans sa mairie.
Une décision qui a suscité de nombreuses réactions, au point que le préfet a lui-même rappelé, par communiqué, l’importance des symboles républicains dans les bâtiments publics.
Depuis son élection, Bally Bagayoko fait déjà beaucoup parler de lui. D’abord parce qu’il a été la cible d’attaques racistes après son arrivée à la tête de la ville. Mais cette fois, c’est son refus d’afficher le portrait du président de la République qui déclenche la controverse. Le maire affirme d’ailleurs que ce portrait n’avait jamais été installé auparavant dans la mairie de Saint-Denis.
La loi oblige-t-elle les maires à afficher le portrait du président dans leur hôtel de ville ? La réponse est non. Aucun texte de loi n’impose aujourd’hui la présence du portrait présidentiel dans les mairies françaises. Il s’agit avant tout d’une tradition républicaine ancienne, respectée dans la grande majorité des communes, mais qui ne constitue pas une obligation juridique.
Le sujet a toutefois récemment fait l’objet d’un débat politique. En 2023, un amendement adopté à l’Assemblée nationale proposait de rendre obligatoire l’affichage du portrait du président dans toutes les mairies. Mais cette mesure n’a jamais été définitivement votée par le Parlement et n’est donc jamais entrée en vigueur.
En revanche, certains symboles républicains sont bel et bien obligatoires dans les bâtiments municipaux. Les mairies doivent notamment afficher le drapeau tricolore ainsi que la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». Certains affichages administratifs ou officiels sont également imposés par la loi.
Au fond, cette affaire révèle surtout une bataille symbolique et politique autour de la fonction présidentielle et de la représentation de l’État. Car juridiquement, un maire peut aujourd’hui refuser d’accrocher le portrait du chef de l’État sans être dans l’illégalité.
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