Pourquoi l’économie française décroche alors que ses voisins repartent
Publié : 6h00 par Alicia Méchin
La France devrait connaître seulement 0,4 % de croissance en 2026, selon l’Insee, alors que plusieurs de ses voisins européens voient leur activité repartir.
La France ralentit. Après un recul de 0,2 % de son produit intérieur brut au premier trimestre 2026, l’activité a stagné au deuxième. Dans le même temps, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ont enregistré une progression de leur PIB. Résultat : l’Insee a ramené sa prévision de croissance française pour 2026 à 0,4 %, contre 0,7 % auparavant.
Comment expliquer un tel décrochage alors que les pays européens affrontent globalement les mêmes difficultés internationales ? Une partie de la réponse se trouve dans une donnée moins visible : la marge de manœuvre budgétaire n’est pas la même d’un pays à l’autre.
Depuis la réforme de la gouvernance économique européenne, les États doivent présenter une trajectoire budgétaire pluriannuelle compatible avec la soutenabilité de leurs finances publiques. Cette trajectoire tient notamment compte de leur situation budgétaire et de leur niveau d’endettement. Les règles sont communes, mais leur situation de départ ne l’est pas.
Or la France affiche un déficit et une dette publics particulièrement élevés. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee estime ainsi que l’impulsion budgétaire française est moins favorable à la croissance. La dépense publique soutient donc moins l’activité qu’elle ne le fait chez certains voisins.
L’exemple allemand permet de mesurer concrètement cette différence. L’Allemagne, dont la dette publique est nettement inférieure à celle de la France, a décidé de mobiliser davantage l’emprunt pour investir. En 2025, elle a notamment créé un fonds spécial doté d’une capacité d’emprunt de 500 milliards d’euros sur douze ans, destiné notamment aux infrastructures et à la transition climatique.
Cela ne signifie pas que l’Allemagne échappe aux règles européennes, ni que la France a interdiction de dépenser. Mais les deux pays n’abordent pas le ralentissement avec les mêmes finances publiques.
C’est donc l’un des éléments qui explique le décrochage français : face aux mêmes chocs, la France dispose aujourd’hui de moins de marge budgétaire pour utiliser la dépense publique comme soutien à l’activité.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/vibration/images/logo_A88whB8Nny.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/1920_1080_tour_vibration_2026_acces_vip1788178784903-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/VIBRATION___CHATEAUROUX_22_21787308732772-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Capture_d_e_cran_2026_09_15_a__09_39_521789458054694-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Capture_d_e_cran_2026_09_15_a__09_20_111789456948102-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/27135_jpeg-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/celine_dion_fulfills_promise_in_paris_16x91789393134436-format16by9.webp)

/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/guetguetabu1789361942605-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/tungnguyen0905_ai_7111802_19201789365157706-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/cuncon_girl_1733352_19201789103592603-format16by9.jpg)