Procrastiner… un problème d’émotion
Publié : 10h32 par La Rédaction
Cette semaine dans l’émission « On prend soin de vous », on décortique un phénomène bien connu : la procrastination.
Mary Morgane, experte en gestion du stress, a mis le doigt sur une problématique que nous sommes nombreux à rencontrer : la procrastination. Qui n’a jamais repoussé à plus tard une tâche qu’il n’avait pas envie de faire ? Sauf que certains ont tendance à procrastiner un peu trop souvent. Alors pour y remédier, il faut déjà comprendre ce phénomène.
« On se dit qu'il faut se forcer, se motiver, nous explique Mary Morgane. On culpabilise, on se fixe des deadlines ultra-serrées…Et ça ne marche pas. Pourquoi ? Parce qu'on s'attaque au mauvais problème ».
En réalité, ce n’est pas un problème de motivation, c’est un problème d’émotion. « Quand vous repoussez une tâche, ce que vous évitez en réalité, ce n'est pas la tâche elle-même. C'est l'émotion désagréable qui y est associée ». Alors, cela peut être lié à une peur de mal faire ou d'échouer. « Et là, votre cerveau (ce bon vieux cerveau reptilien) fait son travail : il vous éloigne du danger ».
Sauf que repousser le danger, ce n’est pas viable éternellement.
Cercle vicieux
« Plus vous attendez, plus la culpabilité monte. Plus la culpabilité monte, plus le stress augmente. Plus le stress augmente… plus vous procrastinez. C'est un cercle vicieux », détaille notre experte. Alors comment sortir de ce cercle vicieux ?
En se recentrant, et en analysant nos émotions. « Demandez-vous « quelle émotion est-ce que j’évite là ? » (…) Nommer l’émotion c’est déjà 50% du travail ». Car il faut connaitre son ennemi, pour mieux le combattre.
Mary Morgane nous conseille ensuite d’arrêter de penser à la tâche en entier, mais plutôt de se focaliser sur le « premier pas », le petit geste qui dire à notre cerveau « ça tu peux le faire ». « « Je dois finir ce dossier » c'est flou, c'est énorme, ça fait peur, explique notre experte. Mais « je vais juste ouvrir le document pendant deux minutes » ça, le cerveau peut le faire. Pas de performance, pas de résultat attendu. Juste ouvrir ».
L’effet « Zeigarnik »
Alors pourquoi le « pas à pas » peut tout changer ? « Parce qu’une fois qu’on a commencé quelque chose, le cerveau a naturellement envie de le terminer. C'est ce qu'on appelle l'effet « Zeigarnik ». Donc la prochaine fois que vous procrastinez, posez-vous deux questions seulement : quelle émotion j'évite ? Et quelle est la toute petite action que je peux faire là, maintenant, en deux minutes ?
Et pour pouvoir appliquer ce bon conseil, Mary Morgane n’a pas manqué de nous donner un petit exercice très simple à faire. « Prenez une feuille, écrivez la tâche que vous repoussez. Juste en dessous, découpez-la en 3 actions minuscules. Pas des étapes, des actions de 5 minutes maximum. Puis faites la première. Juste la première ».
Parce que le plus dur, finalement, c’est juste de s’y mettre.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/vibration/images/logo_A88whB8Nny.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/22440694571761922563199-format16by9.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/jean_louisaubert1773914277187-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Lara_Fabian1773913501654-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/hq720_21773851580230-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/37367_jpeg-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Calogero1773827072704-format16by9.jpg)

/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/minecraft1773812408450-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/rainbow1773727781258-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/animaux1773725396021-format16by9.jpg)