Professeurs absents : pourquoi trouver un remplaçant n’est pas si simple

Publié : 6h00 par La rédaction

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Le gouvernement veut accélérer le remplacement des enseignants absents, notamment pour les longues absences et les postes non pourvus. Mais le problème ne se résume pas au nombre de professeurs disponibles.

Le gouvernement veut s’attaquer au problème des professeurs absents. Dans une lettre publiée dimanche, le Premier ministre Sébastien Lecornu demande aux académies de traiter en priorité les longues absences et les postes non pourvus. Un premier bilan doit être transmis le 16 octobre.

Mais une question se pose : si le problème vient du manque de professeurs, comment organiser davantage de remplacements ? La réponse est plus complexe qu’il n’y paraît. Pour les absences longues, l’Éducation nationale dispose déjà de personnels chargés du remplacement. Il s’agit notamment des enseignants titulaires sur zone de remplacement, les fameux TZR, mais aussi de contractuels recrutés pour répondre aux besoins.

Le problème est que ces enseignants ne constituent pas un réservoir national dans lequel l’administration pourrait piocher indifféremment. Les TZR sont affectés à des zones géographiques définies par les académies. Ils ont vocation à intervenir dans les établissements de leur zone, avec certaines possibilités d’affectation dans une zone limitrophe lorsque l’organisation du service le nécessite.

À cela s’ajoute une autre contrainte : la discipline enseignée. Un professeur de mathématiques n’est pas automatiquement mobilisable pour remplacer un professeur d’histoire-géographie, par exemple.

C’est donc possible qu’un enseignant remplaçant soit disponible quelque part dans une académie, tout en étant impossible ou difficile à mobiliser pour un besoin précis. Le ministère reconnaît lui-même que les moyens de remplacement ne permettent pas toujours de couvrir tous les besoins, notamment en raison de contraintes géographiques et disciplinaires.

La consigne adressée par Sébastien Lecornu aux académies ne consiste donc pas simplement à « trouver des professeurs ». Elle vise notamment à donner la priorité aux situations les plus urgentes et à améliorer la mobilisation des moyens de remplacement existants.

Le sujet est donc double : il faut suffisamment d’enseignants, mais il faut aussi qu’ils soient mobilisables au bon endroit, dans la bonne discipline et au moment où l’absence survient. C’est cette combinaison qui rend certains remplacements particulièrement difficiles.

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