Sarthe : et si vous deveniez bénévole pour restaurer des bâtiments historiques ?

30 juin 2023 à 6h00 par Hugo Harnois

Les bénévoles en pleine action sur le chantier de la Jumenterie du Malidor
Les bénévoles en pleine action sur le chantier de la Jumenterie du Malidor
Crédit : Compte Facebook Ville Le Lude

La Jumenterie de Malidor basée au Lude, dans la Sarthe, sera de nouveau en chantier du 9 au 28 juillet prochains.

Ce n’est pas un chantier comme les autres. 14 bénévoles vont démarrer le 9 juillet prochain la rénovation de la Jumenterie de Malidor, au Lude, dans la Sarthe. Des travaux organisés par l’association Chantiers Histoire et Architecture Médiévales. Créé en 1980, le collectif a pour but de restaurer le patrimoine de différents bâtiments à travers des chantiers de bénévoles, mais aussi d’autres proposés par des écoles de formation notamment. L’association est composée de neuf bénévoles « fixes », et, chaque été, de 70 à 90 personnes, avec une moyenne d’âge qui se situe majoritairement entre 16 et 22 ans.

 

"Ce n'est pas une écurie lambda"

C’est déjà la quatrième année que l’équipe intervient sur le site de la Jumenterie, datant du XIXe siècle. Célia Le Blainvaux, assistante administrative et technique à l’association, rappelle que c’est la maire de la commune qui a fait appel à eux, et revient sur la spécificité du site : « ce n’est pas une écurie lambda, on accueillait les juments qui devaient mettre bas et on devait surveiller en permanence que tout se passait bien ».

Le bâtiment n’est plus utilisé depuis les années 60, 70, et la toiture s’était effondrée aux alentours de 2003. « Il risquait de se détruire et été laissé à l’abandon, alors qu’il est assez cher dans le cœur des Ludois. On l’a vu avec beaucoup de promeneurs habitant dans le coin qui étaient très contents qu’il y ait une intervention », raconte Célia Le Blainvaux.

Il reste encore environ huit mois de travaux, dont les enduits, l’isolation, la réflexion des sols ou encore les finitions. Et nul besoin d’être un expert pour devenir bénévole, selon l’assistante administrative : « le but c’est d’avoir des personnes qui ne savent pas forcément faire, mais qui ont envie de donner du temps et de l’énergie. On a pour tout leur apprendre des encadrants techniques sur place, qui peuvent être tailleur de pierre ou maçon. Il suffit d’être prêt à travailler de 9 à 17h, c’est un peu physique, mais nous sommes dans une ambiance conviviale, comme un genre de colonie de vacances utile. » Prêt à vous lancer ?