Tentative de féminicide à Blois : le policier qui n'a pas pris la plainte suspendu

Une marche aux flambeaux de l’ultra droite interdite à Paris
Illustration - Un policier.
Crédit: DR

21 décembre 2022 à 9h56 par Étienne Escuer

Un policier de Blois a été suspendu. La semaine dernière, il n’avait pas pris la plainte d’une femme victime de violences conjugales.

L’affaire suscite un émoi national : une jeune femme de 24 ans se trouve aujourd’hui dans le coma après avoir été agressée par son ex-compagnon le 13 décembre dernier à Blois. Quelques heures plus tôt, elle s’était pourtant rendue au commissariat mais la police n’avait pas pris sa plainte et l’avait invitée à revenir le lendemain.

 

Ce mercredi 21 décembre, on apprend que le policier qui l’a accueillie a été suspendu à titre conservatoire. La décision a été prise par le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux. Elle intervient après des auditions ces derniers jours par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), dans le cadre d'une enquête administrative.

 

L'IGPN, surnommée la police des polices, avait été saisie vendredi à la demande du préfet du Loir-et-Cher « afin de connaître précisément les conditions dans lesquelles la victime avait été, peu de temps avant les faits, accueillie au commissariat de Blois et invitée à se représenter le lendemain ». Ce mardi soir, entre 150 et 200 personnes ont manifesté à Blois pour dénoncer le traitement par la police des violences faites aux femmes.

 

Chloé, 24 ans, souffre de « lésions hémorragiques cérébrales majeures » selon la procureure de la République de Blois Charlotte Beluet. Son pronostic neurologique avait été qualifié de « sombre » dans un communiqué du parquet. L’ex-compagnon, âgé de 27 ans, a été placé en détention provisoire dans le cadre d’une information judiciaire pour tentative de meurtre. 

 

(Avec AFP)