Trump et Cuba : une stratégie économique assumée
Publié : 12h16 par Alicia Méchin
Donald Trump a réaffirmé sa volonté de « prendre » Cuba, sans préciser comment.
Le Venezuela, l’Iran, le Groenland, et maintenant Cuba… Donald Trump est très investi en géopolitique. L’ironie souligne une réalité : le Président américain multiplie les déclarations offensives sur la scène internationale. Ce lundi 16 mars, il a de nouveau ciblé Cuba, affirmant qu’il « aura l’honneur de prendre » l’île « d’une manière ou d’une autre ».
Une sortie spectaculaire, alors même que La Havane traverse sa pire crise économique depuis plus de trente ans, et que des discussions restent en cours avec Washington. Mais au-delà de la rhétorique politique, les motivations semblent avant tout économiques.
Les États-Unis voient dans Cuba un marché à reconquérir. Pour comprendre cet intérêt, il faut remonter à 1959 : après la révolution menée par Fidel Castro, le nouveau régime nationalise massivement les entreprises étrangères, notamment américaines. Cette décision provoque une rupture brutale avec Washington et conduit à l’instauration d’un embargo économique toujours en vigueur aujourd’hui.
Conséquence directe : pendant des décennies, les investisseurs américains ont été exclus de l’économie cubaine, incapables de posséder ou de gérer des entreprises sur place, même légalement. Or, dans un contexte de crise profonde, l’île représente désormais une opportunité potentielle : tourisme, infrastructures, énergie… autant de secteurs susceptibles d’attirer des capitaux étrangers.
C’est ici qu’intervient une logique souvent qualifiée de « capitalisme stratégique ». L’objectif n’est pas nécessairement de transformer le système politique cubain, mais plutôt d’ouvrir progressivement l’économie afin de permettre des investissements rentables. Autrement dit, la libéralisation visée est avant tout financière, bien plus que démocratique.
Ainsi, derrière les déclarations musclées de Donald Trump, la priorité de Washington apparaît plus pragmatique : accéder à un marché encore largement fermé, générer des profits et exercer une influence indirecte sur certains secteurs clés de l’économie cubaine. Une stratégie qui contraste avec le discours officiel, souvent centré sur la promotion des libertés politiques sur l’île.
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