Trump et le Groenland : fantasme stratégique ou impossibilité juridique ?
Publié : 10h20 par Alicia Méchin
Donald Trump étudierait « plusieurs options » pour acquérir le Groenland, y compris le recours à l’armée, selon une déclaration de sa porte-parole.
Pour l’ancien président américain, l’île arctique représenterait une priorité de sécurité nationale pour les États-Unis. Une affirmation spectaculaire, qui donne l’impression qu’un territoire pourrait se négocier comme un simple actif stratégique.
Pourtant, la réalité juridique est bien plus complexe. Le Groenland n’est pas une terre sans statut. Il s’agit d’un territoire autonome rattaché au Danemark, qui conserve la gestion de la défense et de la diplomatie. Dès lors, une question centrale se pose :
Le président des États-Unis a-t-il réellement le pouvoir d’acquérir le Groenland ?
Ce n’est pas si simple qu’il semble vouloir nous faire croire. Car derrière les déclarations tonitruantes se cache un texte de loi largement méconnu du grand public : le Self-Government Act de 2009. Cette loi encadre strictement le statut du Groenland et conditionne toute évolution majeure de son avenir politique à une série d’accords institutionnels lourds.
Concrètement, toute hypothèse de cession du territoire supposerait l’accord du Parlement danois, mais aussi — et surtout — celui du gouvernement groenlandais et de sa population. Le peuple groenlandais dispose d’un véritable droit de veto sur toute cession de sa terre. Sans référendum favorable, aucune transaction n’est juridiquement possible. La loi agit ainsi comme un filtre invisible mais redoutablement efficace, rendant toute acquisition forcée légalement inopérante.
Quant à l’option militaire évoquée, elle relève davantage de la provocation politique que d’un scénario crédible. Une intervention armée américaine contre un territoire relevant d’un État membre de l’OTAN constituerait un acte de guerre internationalement illégal, ouvrant la voie à une crise diplomatique majeure et à des conséquences imprévisibles.
En pratique, Donald Trump peut agiter la menace, signer des chèques ou multiplier les déclarations stratégiques. Mais sur le plan du droit international et constitutionnel, il ne peut pas forcer la transaction. Le Groenland n’est pas à vendre, et encore moins à prendre.
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