Covid-19 : les entreprises enjointes à "constituer un stock préventif" de "10 semaines"

27 juillet 2020 à 9h55 par Iris Mazzacurati avec AFP

La circulation du virus est en "nette augmentation" en France, selon la Direction générale de la San

Crédit : Pixabay

Le gouvernement recommande aux entreprises de "constituer un stock préventif de masques de protection de 10 semaines pour pouvoir faire face à une résurgence potentielle de l'épidémie".

La situation en matière d'approvisionnement s'étant améliorée, "il vous faut donc veiller collectivement à disposer, dans la durée, des équipements nécessaires à la protection des salariés pour assurer la continuité de votre activité", selon cette note adressée aux employeurs que l'AFP a pu consulter.


La recommandation de dix semaines de stock avait déjà été faite début juillet avant la levée de l'état d'urgence sanitaire, mais elle est répétée dans un contexte de rebond du nombre de nouvelles contaminations par le coronavirus en France et alors que le port de masque a été rendu obligatoire dans les lieux publics clos.


"En cas de reprise épidémique, les besoins pourraient être renforcés et atteindre plusieurs centaines de millions de masques par semaine", rappelle la note signée par les ministres de la Santé Olivier Véran et du Travail Elisabeth Borne, ainsi que par la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.


Selon le texte, "l'employeur peut également décider de généraliser le port collectif du masque au sein de l'entreprise". Début juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran avait souligné la nécessité de décentraliser les stocks de masques en France.


Plus de 1 000 nouveaux cas de coronavirus par jour


Alors que la circulation de la Covid-19 est en "nette augmentation" en France, avec plus de 1 000 nouveaux cas de coronavirus par jour, selon la Direction générale de la Santé (DGS), le ministre de la Santé Olivier Véran e appelle dans un entretien au Parisien samedi 25 juillet, à la "vigilance" des jeunes quant au respect des mesures barrière.


Sur un nombre de tests "approchant les 500 000 par semaine" précise-t-il, le taux de positifs est "de l'ordre de 1 à 1,5%".


Concernant les délais parfois longs pour se faire tester et avoir les résultats, le ministre assure également avoir rappelé à l'ordre des laboratoires d'analyse qui ne faisaient pas de tests PCR.


Un arrêté paru samedi autorise le remboursement de tous les tests PCR même sans ordonnance et permet aux pompiers, secouristes, aides-soignants et étudiants en santé de réaliser les prélèvements.


En France, l'épidémie de Covid a fait 30 192 morts selon les données officielles.