Ce 13 octobre, c’est la journée internationale du burger

13 octobre 2023 à 7h00 par Guillaume Pivert

Photo d'illustration
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Crédit : Pixabay

Ce jeudi 12 octobre a lieu la journée internationale du burger. Pour l’occasion, rencontre avec le champion du monde de la discipline, le Bourguignon Julien Chauvenet.

Début 2023, Julien Chauvenet a remporté le titre de champion du monde au World Burger Contest du salon Sirha de Lyon. L’histoire avec ce plat n’avait au départ rien d’une évidence pour celui qui est aujourd’hui le gérant de Foodies, restaurant installé à Dijon.

 

Comment en êtes-vous venu au burger ?

 

Julien Chauvenet : C'est une longue histoire entre guillemets. Avec mon associé, on vient de la restauration gastronomique, on travaillait dans un restaurant étoilé à Dijon, et puis on a eu envie de se mettre à notre compte et d'aller ouvrir aussi notre restaurant pour aller chercher les étoiles au guide Michelin. Seulement on n'avait pas assez d'argent pour investir dans un restaurant de ce type-là, et on a monté un foodtruck avec le peu d'argent qu'on a réussi à emprunter.

 

Le succès a tout de suite été au rendez-vous ?

 

JC : On avait pour idée de se servir de ce foodtruck comme tremplin pour gagner un petit peu d'argent, avoir un plus gros apport et ensuite le revendre et puis aller acheter un restaurant. Et dans ce foodtruck on a commencé avec un menu où on revisitait des plats régionaux et on avait deux burgers à la carte. Au bout de deux semaines, 90% de nos ventes étaient sur les deux burgers. Donc petit à petit on a retiré les plats et puis on a fait que du burger et ça fait dix ans maintenant.


On a racheté un deuxième foodtruck l'année d'aujourd'hui et on n'a plus l'envie de retourner dans la restauration gastronomique puisque on s'éclate à faire ce qu'on fait, on fait des burgers gourmets, on travaille tout le temps les recettes etc.

 

Le burger a-t-il gagné ses lettres de noblesses ?

 

JC : Il les a gagnés dans le sens où avec un burger on peut faire quelque chose de très basique, manger sur le pouce rapidement, et puis on peut faire un burger à la carte dans un de leurs restaurants, donc c'est plutôt cool.

 

Des burgers, il y en a partout. Comment on se différencie des autres ?

 

JC : Chacun a sa recette on va dire. Nous on se différencie en faisant tout de A à Z, en faisant notre sauce, on hache notre viande et puis on réfléchit à nos recettes comme un vrai chef ;  à l'association des goûts, des textures, on va le faire une fois, deux fois, trois fois, dix fois s'il y a besoin et puis après une fois qu'il est validé il passe à la carte.

 

Pour cette journée internationale du burger, vous avez prévu quelque chose ?


JC :
On fait notre burger qui a gagné le world burger contest en début d’année. Dedans, il y a de la saucisse de Morteau, des ris de veau, une sauce au quinzise, une compotée d’oignons au vin du Jura, une salade de légumes oubliés.

 

Une idée de recette simple à faire chez soi ?


JC :
Il suffit d'ouvrir son frigo et de regarder ce qu'on a. Presque tous les fromages s’y apprêtent. Ensuite on regarde ce qu'on a comme viande ou même en poisson si on a envie. Après ce qui est important dans un burger c’est la sauce. Avec un petit peu d'imagination, on peut faire une sauce très rapidement avec une mayonnaise achetée ou alors vous la faites, on y met un petit peu de curry, des épices, des condiments, enfin voilà on peut s'éclater très facilement sans être un grand chef et puis l'important c’est d’y mettre ce qu’on aime.