Déremboursement des tests Covid le 15 octobre : qui est concerné ?

Un dépistage Covid-19 par test PCR, par voie nasale.
Un dépistage Covid-19 par test PCR, par voie nasale.
Crédit: AFP - Stéphane de Sakutin - Image d'illustration.

7 octobre 2021 à 14h44 par Étienne Escuer

A partir du 15 octobre prochain, certains tests covid seront entièrement à la charge des patients.

Les dépistages covid gratuit, c’est bientôt fini pour certains Français ! A compter du 15 octobre prochain, les tests ne seront en principe plus remboursés. Si le gouvernement prévoit des « exceptions », ces dernières représentent en réalité une grande partie de la population. « Les personnes entièrement vaccinées, les moins de 18 ans (y compris ceux dans l’année de leurs 18 ans en études dans le secondaire) et les gens non vaccinés mais avec des symptômes et une ordonnance de leur médecin datée de moins de 48 heures sont toujours exonérées de paiement », explique François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes.

 

Jusqu'à 44 euros pour un test PCR

 

Concrètement, « les autotests (5€20) ne seront plus pris en charge » poursuit François Blanchecotte. « Pour un test antigénique, il faut débourser 22 euros dans un laboratoire (25 euros en pharmacie), et pour un test PCR, ce sera 44 euros. » Avec cette mesure, le gouvernement espère inciter davantage de Français et Françaises à se faire vacciner, mais souhaite aussi faire diminuer la facture de la prise en charge des dépistages : 2,2 milliards d’euros l’année dernière, probablement 6,2 milliards en 2021.

 

Il faut dire que les tests covid sont encore nombreux alors que près de 75% de la population française a reçu au moins une injection. Après un record à 5,7 millions de dépistages par semaine mi-août, le nombre s’est désormais stabilisé « autour de 3,5 millions de tests, dont un million de PCR », confie le président du syndicat des biologistes.

 

Une chute drastique du nombre de tests ?

 

Il est difficile de savoir exactement la part des tests communément appelées « de confort », pour des personnes qui refuseraient la vaccination mais se feraient dépister pour aller au restaurant ou au cinéma. Mais selon François Blanchecotte, « le plus gros des troupes en ce moment, ce sont des gens, même vaccinés, avec des symptômes (fièvre, courbatures, maux de tête, etc.) et dont le médecin cherche à savoir si c’est un covid ou bien la grippe dont les premiers cas apparaissent. »

 

Si le pass sanitaire avait incité ou contraint de nombreuses personnes à se faire vacciner cet été, qu’en sera-t-il de cette nouvelle mesure ? Va-t-elle également fortement dissuader des gens de se faire tester, alors qu’ils le devraient ? Difficile à dire pour l’instant, selon les professionnels. « On estime qu’il y aura un effondrement du nombre de tests », confie François Blanchecotte. « Mais on rentre dans une période d’incertitudes. Ça pose quand même une vraie question en termes de gestion d’entreprise, de nos stocks, de nos commandes, etc. Doit-on laisser des plateaux ouverts avec de larges plages horaires pour venir ? Se séparer des CDD voire reclasser des gens ? » Autant de questions auxquelles il faudra attendre encore quelques jours voire quelques semaines avant de pouvoir y répondre.

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