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Sarthe : clap de fin pour Garnifruits

06 septembre 2017 à 14h06 Par Diane Thibaudier
Crédit photo : Google Maps

L’entreprise fléchoise était en liquidation depuis le mois de juin. Faute de repreneur, le tribunal de commerce du Mans a prononcé l’arrêt de l’activité hier.

Les chaînes de production étaient déjà arrêtées depuis la veille au soir. Hier, le tribunal de commerce du Mans a définitivement mis fin au feuilleton Garnifruits : le juge a annoncé l’arrêt des activités. L’entreprise, qui fournit des garnitures de pommes pour des pâtisseries industrielles, était en liquidation depuis le mois de juin, après plusieurs sursis accordés. En cause notamment dans la perte d’activité et donc de recettes de l’entreprise, une baisse des récoltes de pommes dans toute l’Europe, l’augmentation conséquente du prix des fruits mais aussi le retrait de plusieurs gros clients de l’entreprise. 

Pour être sauvée, la direction de la société devait trouver un repreneur fiable. Plus de deux mois après la mise en liquidation, aucun repreneur n’a été jugé suffisamment sérieux pour poursuivre l’activité de l’entreprise, c’est donc la fin de Garnifruits. Et cette décision sonne comme une très mauvaise nouvelle pour l’emploi dans le département de la Sarthe : 41 salariés se retrouvent sans travail. Pire, l’entreprise ayant accumulé des dettes, les employés seront licenciés sans plan social.

Certains d’entre eux conservent quand même un espoir tant que les machines sont toujours dans les locaux de Garnifruits, à La Flèche. Elles devraient être vendues aux enchères d’ici deux semaines si le calendrier est respecté. Mais si un repreneur potentiel venait à se faire connaître d’ici là, l’entreprise et ses salariés pourraient peut-être encore être sauvés.

Cette semaine déjà, on apprenait une autre mauvaise nouvelle en Pays de la Loire : l’entreprise ThyssenKrupp devrait se séparer de plusieurs employés dans les semaines qui viennent à Saint-Barthélémy-d’Anjou, dans le Maine-et-Loire. Au moins 95 salariés seraient concernés dans les différentes agences en France, dont la majorité au sein de l’entreprise bartholoméenne, une grosse soixantaine normalement.