Vaccination des collégiens et lycéens : les modalités en Centre-Val de Loire

Katia Béguin (rectrice), Régine Engstrom (préfète de région) et Laurent Habert (directeur de l'ARS).
Katia Béguin (rectrice), Régine Engstrom (préfète de région) et Laurent Habert (directeur de l'ARS).
Crédit: Rédaction / Etienne Escuer

2 septembre 2021 à 18h19 par Étienne Escuer

La préfecture du Centre-Val de Loire, le rectorat et l’agence régionale de santé tenaient une conférence de presse commune ce jeudi 2 septembre sur la vaccination des collégiens et lycéens.

Si la rentrée scolaire est une nouvelle fois placée sous le signe du covid, l’agence régionale de santé du Centre-Val de Loire est plus optimiste que l’année passée. « L’été a été calme dans la région », note Laurent Habert, directeur de l’ARS. « Le taux d’incidence du covid augmenté en juillet mais depuis quelques jours nous sommes sur un plateau, avant peut-être une baisse. »

 

Une situation favorable due selon lui à un « été de vaccination intensive ». Si 60% de la population vaccinable (les 12 ans et plus) l’était au 1er juillet, ce taux a grimpé à 85% au 1er septembre. Un chiffre qui s’explique notamment grâce à la forte participation des 12-17 ans. 2 adolescents sur 3 ont reçu au moins une injection cet été.

 

Des attestations à remplir pour autoriser ou non la vaccination des 12-17 ans

 

Les autorités veulent poursuivre l’effort de vaccination pour les collégiens et lycéens et l’Education nationale va prendre le relais pour les jeunes pas encore vaccinés. « Dès la rentrée, des documents sont remis aux familles pour autoriser ou non leurs enfants à se faire vacciner », explique la rectrice de l’académie d’Orléans-Tours, Katia Béguin. Les autorisations sont à retourner en début de semaine prochaine pour permettre aux chefs d’établissements de déterminer le nombre de créneaux à réserver. L'autorisation d'un seul parent suffit. Les 16-17 ans, eux, peuvent prendre seuls la décision.

 

« La vaccination se fera le plus souvent dans les centres à proximité, où les élèves se rendront à pied ou en car suivant la distance », poursuit Katia Béguin. Les premières injections débuteraient dès la fin de semaine prochaine, vers le 9 ou 10 septembre, et s’étaleraient sur l’ensemble du mois de septembre. A noter que seules des premières injections seront effectuées. Pour les élèves qui ont déjà entamé un schéma vaccinal cet été, il ne faut pas annuler le rendez-vous déjà programmé.

 

Les 12-17 ans soumis au pass sanitaire fin septembre

 

Pourquoi vacciner les 12-17 ans ? S’ils ont moins de risques de développer une forme grave de la maladie, l’intérêt est avant tout collectif, rappelle Laurent Habert, de l’ARS. « Cela participe à la moindre diffusion du virus et apporte une protection supplémentaire vis-à-vis des personnes plus âgées comme leurs grands-parents ».

 

Les 12-17 ans seront de toute façon soumis au pass sanitaire à compter du 30 septembre. A compter de cette date, ils devront eux aussi présenter le pass sanitaire dans les clubs sportifs et les activités de loisirs, restaurants, etc. Pour les sorties scolaires, le pass sanitaire sera également obligatoire si lieu choisi ne leur est pas uniquement réservé. En revanche, pas de pass sanitaire dans l’enceinte des établissements scolaires. Les élèves non-vaccinés auront toutefois une contrainte supplémentaire : s’ils sont cas-contacts, ils devront s’isoler une semaine chez eux, là où les vaccinés pourront continuer à suivre les cours en présentiel. Une attestation sur l’honneur devrait être demandée concernant leur statut vaccinal, l’établissement ne pouvant pas contrôler leur pass sanitaire.

 

Ouverture d'un centre de vaccination à Place d'Arc à Orléans

 

A noter que dans la métropole d’Orléans, le vaccinodrome d’Olivet fermera ses portes le 11 septembre, tout comme le centre de vaccination de la salle Pellicier à Orléans. Les autorités cherchent d’autres sites pour les remplacer. Un centre devrait ouvrir le 13 septembre prochain au sein du centre commercial place d’Arc, a confirmé la préfète du Loiret, Régine Engstrom. Plus de 2.500 injections pourront y être réalisées chaque semaine.

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