Une adolescente de 17 ans meurt d’un choc toxique causé par un tampon

14 janvier 2020 à 14h30 par A.L.

Maëlle est décédée à cause d'un syndrome du choc toxique causé par un tampon hygiénique.

Crédit : Pixabay

Maëlle, une jeune Belge de 17 ans, a perdu la vie ce jeudi 9 janvier dernier, suite à un syndrome du choc toxique (SCT) provoqué par un tampon hygiénique. L'infection a été mal diagnostiquée.

Triste sort pour Maëlle, 17 ans. Cette jeune fille originaire de la commune de Somzée, située au sud de Charleroi en Belgique, est décédée le 9 janvier dernier, à cause d’un choc septique, ou choc toxique, provoqué par un tampon hygiénique. Tout démarre le lundi 6 janvier dernier. "Maëlle était revenue de la salle de sport, lundi soir, vers 20 heures, en pleine forme", a expliqué sa mère Laurence Hennuy, à nos confrères de Sudinfo. "C’est plus tard en soirée, qu’elle a commencé à faire de la fièvre, à avoir des vomissements…", a-t-elle continué. Au matin, la fièvre n’a pas diminué, ses parents appellent donc un médecin. Ce dernier pense alors qu’elle a une gastro-entérite. Malheureusement, il s'agit d'une erreur de diagnostic...



"C'est inacceptable"



Alors que l'état de santé de la jeune femme se détoriore de plus en plus, ses parents décident d'appeler une ambulance le mardi. Si elle est de nouveau prise en charge à l'hôpital pour une banale infection, déshydratée, Maëlle est alors transférée dans un autre hôpital, aux soins intensifs. Selon Sudinfo, c’est à ce moment-là que le choc septique (ou choc toxique) est identifié. En vain. Il est déjà trop tard. Maëlle décède le jeudi. Aujourd’hui, sa mère fait part de son immense chagrin. "Maëlle connaissait le danger et était doublement vigilante. Nous avions lu des articles sur le sujet. Ça ne l'a pas épargnée… Et non… Ça n'arrive pas qu'aux autres", a alerté la maman dans un post Facebook, qui appelle chaque femme à redoubler de vigilance quant aux protections hygiéniques, et particulièrement les tampons. "Notre Maëlle 17 ans, grande sportive, pleine de vie et de projets, vient de nous quitter en moins de 48 heures", a-t-elle écrit. Une mort due "à ce choc septique de ces tampons et vue 5 heures après les premiers symptômes par un médecin de garde. C'est inacceptable", a déploré Laurence.




Selon Le Parisien, le choc toxique reste encore rare en France. 24 cas ont été recensés en 2017. En général, il entraîne fièvre, éruptions cutanées, baisse de la tension et d'autres atteintes potentiellement graves (digestives, musculaires, rénales, etc.).