Loiret : les enquêteurs saisissent deux lance-roquettes !

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Crédit: Illustration d'une saisie d'armes à feu / Flickr

17 novembre 2017 à 5h36 par Benoit Hanrot

Saisie record pour la police judiciaire d'Orléans. Début novembre, les enquêteurs ont fini par démanteler un important trafic de drogue. Trois départements sont impliqués dans cette affaire. Décryptage :

Le procureur de la République était mitigé hier, lorsqu’il a fait le point sur le démantèlement d’un trafic de drogue le 8 novembre dernier. A la fois satisfait de cette saisie exceptionnelle et inquiet. Tout a démarré en novembre 2015, lorsque les enquêteurs de la direction interrégionale de la police judiciaire d’Orléans (DIPJ) sont sur la piste d’un trafic de stupéfiants à Lucé (Eure-et-Loir). Au fil des mois, ils soupçonnent même que ce trafic de drogue soit doublé d’un trafic d’armes et impliquent des villes comme Lucé, Dreux, Vernouillet, Saint-Gemmes-Moronval mais aussi Ezy-sur-Eure (Eure) et Saulx-Marchais (Yvelines).

Des armes lourdes saisies

Tout bascule début novembre, lorsque quatre hommes d’une trentaine d’années sont arrêtés. Dans la foulée, des perquisitions sont menées dans six caches dont le box d’un garage de la commune de Lucé. Trente-neuf armes, dont deux lance-roquettes chargés sont découverts. Ces dernières seront analysées dans les prochains jours pour savoir si elles ont été utilisées.

Au rayon des autres saisies, on retrouve quatre véhicules dont deux volées. Certains avaient d’ailleurs leurs armes accessibles au niveau du tableau de bord. A l’occasion de leur audition, les suspects ont préféré rester muets. Ils ont été mis en examen pour trafics de drogue, d’armes et d’association de malfaiteurs avant d’être placés en détention provisoire.

Selon le directeur départemental adjoint de la DIPJ, la bande organisée n’a aucun lien avec le milieu du terrorisme car le trafic d’armes est destiné à protéger le trafic de stupéfiants et à faire du commerce. En revanche, on serait clairement dans un cas de bande de cité liée au grand banditisme. Pour ces faits, les prévenus encourent de 10 ans de prison jusqu’à la peine maximale.