Fini les couacs d’Admissions post-bac ?

VIBRATION
Crédit: Illustration d'un accueil à l'université / Pixabay

9 novembre 2017 à 5h28 par Benoit Hanrot

En septembre dernier, 3 000 bacheliers n'avaient toujours d'affectation en raison de ratés de la plateforme APB. Pour éviter un nouveau naufrage pour la rentrée prochaine, une refonte du système est en cours. Décryptage :

Ils ont décroché leur baccalauréat en juillet dernier, parfois même avec mention. Malgré cela, des milliers de jeunes ont été oubliés par le système d’orientation APB (Admission post-bac). Résultat pas de rentrée pour 3 000 bacheliers en septembre dernier. Une situation qui a poussé Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur à trouver une solution en urgence, qu’elle a dévoilé ce matin dans les colonnes d’Aujourd’hui en France.

Mettre fin au tirage au sort

La mission première du gouvernement, c’est d’en finir avec le système de tirage au sort. Un système qui n’a jamais fait l’unanimité depuis des années. Pour réaliser cette réforme, l’Etat devrait mettre un milliard d’euros sur la table. Il se donne cinq ans pour moderniser la pédagogie dans les universités, ouvrir de nouvelles places dans certaines filières et améliorer l’information des lycéens sur la suite à donner à leurs études.

Concrètement, comment ça marchera ?

L’élève se connecte au site et indique les formations qui l’intéressent sans les classer. Ses choix sont transmis aux établissements concernés. Ces derniers répondent à l’élève qui élimine ensuite au fur et à mesure les choix qui l’intéressent moins pour ne garder que son préféré. S’il ne reçoit aucune réponse positive, une commission dirigée par le recteur se réunit afin de proposer une nouvelle piste qui se rapprochera le plus possible de ses vœux initiaux.

Des associations d’étudiants et fédérations de parents sceptiques

Le projet de loi sera examiné aujourd’hui au Conseil supérieur de l’éducation. L’instance n’a qu’un avis consultatif mais un retour négatif ferait mauvais effet. De leurs côtés, plusieurs associations de lycéens, d’étudiants et la fédération de parents d’élèves ont exclu hier vouloir signer le projet en l’état. La raison : la réforme ne sélectionne sur dossier que des élèves dans les filières où le nombre de places est limité pour accueillir les candidats. Or ce sont encore les universités qui détermineront leurs filières en tension. Ce qui revient à terme à relance une sélection.